TOKYO KAMEN

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TOKYO KAMEN HISTORY

TOKYO KAMEN est un « Artist Unit » qui s’est formé à Tokyo il y a tout juste 10 ans. Ses membres,tous deux styliste-designers, créent au, départ,des "poupée-masques" les Tokyo Kamen Dolls, mélange de la culture Tokyoïte et d'influences glanées au grès de leurs voyages et rencontres. Hors les expositions régulières dans les galeries et les musées, ils organisent des événements hors-murs comme les « Tokyo Kamen Bazar » et participent aussi aux Foires et autres événements artistiques.

Les oeuvres de Tokyo Kamen ont souvent l'apparence de produits de masse bien qu'elles soient le résultat de minutieux travaux manuels. Par cela ils remettent en cause la modalité de l'art qui s'applique bien à cette époque de l'après Warhol et Murakami.

-Le nom TOKYO KAMEN-

Le mot « KAMEN» en Japonais désigne le « Masque ». Traditionnellement le théâtre NÔ utilise des « KAMEN » appelés «OMOTE» dont le sens premier signifie l’ « extérieur » par opposition à l’ « interieur » qu’est l’artiste lui-même. Ce Masque n’a finalement pas la fonction de cacher un visage, mais au contraire de montrer un caractère ou un sentiment.

En arrivant à Tokyo, les artistes ont constaté que, bien que marchant à visage découvert, ses habitants portaient tous des masques, des « KAMEN »...
Des « KAMEN » de joie ou de tritesse, des « KAMEN » de peur ou d’espoir, des« KAMEN »de décideurs ou d’executants, des « KAMEN » de ceux qui attendent l’automne ou le printemps,...

Le nom « TOKYO KAMEN » s’est imposé naturellement .

TOKYO KAMEN DOLLS

C’est donc après cette rencontre avec les habitants de la mégapoles que les TOKYO KAMEN (au lieu de tous les prendre en photo) se sont mis à

dessiner puis à fabriquer des «poupées masque» les TOKYO KAMEN DOLLS.

Chaque pièce est unique et assemblée à la main, à mi-chemin entre la sculpture et la haute-couture.
Chacune à sa propre identité forgée au grès des rencontres et des voyages des artistes, aussi bien à Tokyo, où tout à commencé, qu’en Europe, aux Etats-unis ou en Afrique. Les matériaux utilisés sont aussi glanés durant leurs voyages, du Kimono ancien de Kyoto au tissu d’un souk marocain.

Et vous, quel masque portez-vous?

L'ARCHE DE NOÉ / NOAH'S ARK.

Créer en 2008, l’"Arche de Noé" est la première partie d’une trilogique.
C’est un ensemble de 5 poupées de 1m80. Cette oeuvre est née de l'idée que ce sont certainement les insectes qui les premiers ont embarqués dans l'Arche. Les visages, genoux et les pieds des poupées géantes sont peuplés de ces insectes. Les poupées sont de 5 couleurs différentes pour représenter les 5 continents.
L'"Arche de Noé" traite de notre mutation au coeur d'une planète dans une phase de transition radicale, alignant en chaine les catastrophes d'un monde dépressif. Ce constat d'échec est un parallèle à la Genèse et l'épisode du déluge. Des poupées surdimensionnées et maladroites sont recouvertes d'insectes, elles ne voient dans leurs "yeux miroirs" que leur propre reflet. Pouvons-nous percevoir la vérité? Passer de l'autre côté du miroir? Serons- nous autorisés à monter à bord de l'Arche? Ou resterons-nous inertes sur les rives inondées, provocant notre propre perte.

PASSAGERS / PASSENGERS.

Cette création de Tokyo Kamen a été présentée pour la première à ARTPARIS+GUEST en 2010. Cette série est une suite logique à l’"Arche de Noé", et ces masques-coiffes qui, en empruntant leur forme au jouet banal de l'amusement et leur style aux dessins animaliers, permettent à ceux qui les portent de suspendre leur identité pour un moment donné et avoir ainsi accès à l’aventure nautique de Noé.
D’ordinaire on met un masque pour cacher son identité, mais les «Passagers» laissent apparaître le visage de celui qui le porte, transformant ainsi ses traits en un masque dans le masque.

PASSAGERS CLANDESTINS / STOWAWAY

En janvier 2011, TOKYO KAMEN présente à Paris le troisième volet de sa trilogie...
Ça y est! l’Arche est prête. Le déluge moderne approche et le départ n’est plus qu’une question de jours.

Si certains ont eu la prudence de se procurer leur masque «Passagers», d’autres espèrent pouvoir participer au voyage salutaire d’une manière un peu plus discrète...
La série PASSAGERS CLANDESTINS présentent des « Dolls » agglutinées et monochromes cherchant à faire le plus discrètes possibles.

Et puis...

 

MARS 2011...

- PANTA RHEI -

 

Triste hasard ou intuition, alors que l’on fête avec TOKYO KAMEN le succès de leur exposition parisienne, le déluge a finalement lieu sous la forme d’un terrible Tsunami sur les côtes japonaise.
Le Japon et une grande partie du Monde sont sous le choc.

TOKYO KAMEN qui se trouvent à Tokyo à se moment-là sont terrifiés. Le sol qui tremble, les tours qui ondulent et un sentiment d’impuissance totale face au phénomène.
Puis arrivent les images, les répliques, les alertes nucléaires, les evacuations,... et toujours cette impuissance.

Comme beaucoup de monde TOKYO KAMEN marquent une pose, prennent un temps de reflection. Leur trilogie a pris une autre lecture.
Sans jamais arrêter de créer, ils prennent le temps d’explorer de nouvelle voies, de nouvelles techniques aussi bien que des retours aux sources.

Deux ans plus tard TOKYO KAMEN est au travail.
« Nos oeuvres avaient jusqu’à présent des visages assez « humains » ou
« humanisés ». Mais nous voulions que les nouvelles pieces aillent vers quelque chose de plus fondamental, vers l’origine des expressions.

Le titre de cette nouvelle série est :

『万物流転(PANTA RHEI)』« Toutes les choses coulent » (Everything flows)D’après l’expression employée par le philosophe grec Héraclite (540?~ 475? av. JC)

« Tout passe, tout coule, on ne se baigne jamais dans la même eau d’un fleuve. »

«L'opposé est utile, et des choses différentes naît la plus belle harmonie (et toutes choses sont engendrées par la discorde).»

Dans ce monde tout nous le rappelle, le feu et l’eau, la lumière et les ténèbres, la vie et la mort, le dynamique et le statique, le bien et le mal, le souple et le rigide,...
En ayant repris notre travail de creation, nous avons réalisé que avions finalement accepté ce « Cosmos »(ordre) universel et inévitable.

Oui, toutes les choses coulent ... »

 

TOKYO KAMEN


​© Philippe Bergonzo ART-SCENE3 - OFF SHOT 2005~2020 all rights reserved.

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